mardi 14 novembre 2017

Nouveau vélib : l'envers du décor écologique et social



Il est indéniable que le vélib, lancé par l'ancien maire Bertrand Delanoë, a beaucoup fait pour la réduction de la pollution et l'amélioration de la qualité de vie à Paris. Pourtant, cela ne doit pas nous empêcher de dénoncer les aberrations liées au déploiement du nouveau vélib.

En effet, la municipalité actuelle n'a pas jugé utile d'inscrire dans le cahier des charges destiné au nouveau prestataire, l'obligation d'embaucher les 315 salariés de la société JC Decaux, qui a perdu le marché. De même la Mairie fait confiance aux promesses de l'ancien prestataire de réutiliser dans une autre ville, les 1200 stations de l'ancien vélib, lesquelles commencent à être démontées. Mais aussi les 20.000 vélos et toutes les autres infrastructures de ce service qui s'étendait sur une trentaine de villes. Et ceci, à peine 10 ans après son inauguration.

Cette vision consumériste du transport... et de l'emploi, a poussé les salariés à entamer une procédure judiciaire contre leur employeur et contre le nouveau repreneur Smoovengo. Le jugement sera rendu mardi 14 novembre, alors que les salariés annoncent qu'ils continueront leur mobilisation en appelant notamment à boycotter les vélib s'ils n'obtiennent pas gain de cause.

Ma vidéo sur le sujet (25/10/2017):



Pour aller plus loin :