vendredi 28 avril 2017

Le transport, aberration écologique de la mondialisation

Cargo transportant des moutons entre l'Australie et Oman

Du bois de forêts françaises gérées durablement, envoyé en Asie pour y être débité et transformé, avant d'être réexpédié vers l'Europe sous forme de meubles ou de parquet. Des bœufs français transportés de manière inhumaine par camion jusqu'en Pologne où ils sont abattus et découpés... puis réexpédiés vers nos supermarchés au prix d'une pollution inutile. Étonnamment, ces aberrations écologiques générées par la mondialisation ne sont toujours pas comptabilisées dans le calcul du bilan carbone d'un pays, d'une entreprise ou d'un particulier.

Facultatives, le calcul des émissions indirectes, nécessaires à la production d'un produits sont rarement incluses dans le calcul d'un bilan carbone. Et pourtant les kilomètres parcourus pour transporter les produits que nous consommons ont un impact non négligeable sur les conditions de notre vie sur terre.

Il est évident qu'importer des produits d'Asie, plutôt que du département d'à côté représente un coût écologique important. Ce constat simple est à l'origine de la volonté de relocaliser l'économie, exprimé par de plus en plus de citoyens. Hélas, elle se heurte aux intérêts des multinationales qui produisent dans les pays où le coût de la main-d'oeuvre est bas... pour revendre dans ceux où le pouvoir d'achat est fort.

Et il faut croire que leurs intérêts sont bien défendus, car la notion pourtant essentielle "d'écologie du kilomètre" est encore très peu présente dans l'esprit des politiciens. Ceci, alors que les sondages confirment que les citoyens sont de plus en plus intéressés par une alimentation produite localement. Une démarche à même de limiter l'urbanisation de leur région, tout en favorisant le maintien des terres agricoles (les fameux circuits courts). Des terres de préférence en bio, mais aussi en polyculture, afin de favoriser la biodiversité végétale et animale.


Accident survenu lors d'un transport longue distance