samedi 9 mai 2015

L'Actualité green de la semaine 19




Semaine du 4 mai au 10 mai

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Le groupe nucléaire Areva va supprimer 3000 emplois en France

Le groupe nucléaire français détenu à 87% par l'Etat va supprimer 3000 à 4000 postes dans l'Hexagone et 6000 dans le monde. En cause une mauvaise gestion de l'ancienne présidente Anne Lauvergeon qui a conduit l'entreprise publique à acheter une mine stérile au canada (Uramin) pour plusieurs milliards d'euros, mais aussi à l'explosion du coût des deux EPR en construction mais surtout les effets de la catastrophe de Fukushima qui a remis en cause le mythe du nucléaire sûr. C'est un peu plus de 15% des effectifs d'Areva dans le monde qui vont ainsi être réduit alors qu'EDF pourrait récupérer certaines activités du groupe. A lire ici


La France a bien connu la fusion d'un cœur de réacteur nucléaire en 1980

On apprend dans ce documentaire diffusé sur Canal + qu'en 1980, un défaut de maintenance a entraîné la surchauffe et la fusion de l’un des deux cœurs de réacteur de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, libérant ainsi du plutonium, une matière hautement radioactive et donc très toxique. C'est le responsable d'EDF à l'époque qui l'avoue pour la première fois. A l'époque les responsables du site avaient décidé, pour se débarrasser du plutonium, d'enfreindre la loi et de le rejeter dans… la Loire.

Autre info d'importance, le volume totale des déchets radioactif correspondrait déjà à près de 200 piscines olympiques. On est loin de l'unique piscine olympique vanté par Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva. De même, on est bien loin de la vérité lorsqu’on nous assène que le nucléaire ne coûte pas cher. En effet, la note des travaux de remise en état des centrales nucléaires engagés depuis 2012 s’élèverait à 110 milliards d’euros, soit deux fois plus que le chiffre avancé par EDF. A lire ici.


Les grands herbivores en danger

Une étude internationale publiée dans la revue Science Advances réaffirme le danger de disparition qui pèse sur les grands herbivores. Pas moins de 60% des 74 espèces étudiées sont classées comme en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dont 12 sont « en danger critique d’extinction ». Parmi les plus vulnérables figurent presque tous les types de rhinocéros, mais aussi le buffle des Philippines, l’âne sauvage d’Afrique, le gorille de l’Ouest ou encore le sanglier des Visayas. Un tiers des espèces sont aujourd’hui reléguées sur des territoires qui ne représentent plus que 19 % de leur aire originelle de présence. Certaine espèce de rhinocéros comme celui de Java compte moins d'une centaine d'individus. A lire ici


L'OMS fait le bilan de l'amiante

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dressé un bilan des mesures prises pour lutter contre l'amiante en Europe. On apprend dans l'étude que 38 des 53 états membres de la Région européenne ont interdit l'utilisation de toutes les formes d'amiante, dont la France depuis 1997. Les 15 pays restants, abritant plus 300 millions d'habitants, l'utilisent toujours, et certains continuent à en produire et à en exporter. Il s'agit de la Russie, de l'Albanie, d'Andorre, de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan, de la Biélorussie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de l'Ouzbékistan, de la République de Moldavie, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l'Ukraine. A lire ici


Des citoyens japonais s'opposent judiciairement à la reprise du nucléaire

Une douzaine de citoyens japonais ont fait appel de la décision de la justice de la région de Fukuoka d’autoriser le redémarrage de deux réacteurs nucléaires. Le groupe d’opposants veut faire stopper le processus en cours qui prévoit la relance des deux réacteurs dès cet été. Actuellement, aucun des 48 réacteurs de l’Archipel ne fonctionne (sans compter les six détruits par la catastrophe de Fukushima, en mars 2011). Une semaine plus tôt, un autre tribunal avait bloqué le redémarrage de deux autres réacteurs dans une autre région du pays, au motif que les mesures parasismiques étaient insuffisantes. A lire ici


Greenpeace révèle la pêche illégale des bateaux chinois en Afrique

L’équipe de Greenpeace Afrique consacre l’intégralité de son dernier rapport à la pêche des bateaux chinois. Le document rendu public le 6 mai s’intitule : « Razzia sur les côtes africaines : la face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée-Bissau et en Guinée ». Greenpeace soupçonne notamment la principale société chinoise d’avoir, entre 2000 et 2014, sous-estimé de 43 % en moyenne par an ses capacités de stockage de poissons dans ses déclarations aux autorités sénégalaises. Cette fraude équivaudraient à ajouter 22 gros chalutiers supplémentaires par an dans les eaux territoriales du pays. A lire ici