mercredi 28 janvier 2015

Une mobilisation grandissante contre le gaspillage alimentaire


Le gâchis alimentaire, est enfin un sujet d'actualité. Il l'est d'autant plus que des personnes influentes s'y intéressent de près. C'est le cas de Mathieu Kassovitz et de son ami Arash Derambarsh, conseiller municipal de la ville de Courbevoie qui distribue trois fois par semaine les denrées offertes par un supermarché de sa ville.

Les deux hommes ont également lancé une pétition sur le site Change.org pour appeler le Président et les parlementaires à légiférer afin d'obliger les grandes surfaces à offrir à des associations les invendus qu'elles destinent quotidiennement à la poubelle.

La pétition suit son chemin puisqu'elle atteint les 110 000 participants alors qu'elle n'a été lancée que depuis le 20 janvier dernier. Il faut dire que les français sont de mieux en mieux informés sur ce sujet hautement sensible pour le puissant secteur de l'agroalimentaire. Depuis quelques temps, de nombreux reportages se succèdent sur le sujet.



Date limite de consommation ou... d'utilisation optimale


De plus en plus de consommateurs savent que les dates qui figurent sur les produits périssables qu'ils achètent et qui sont précédées de la mention "A consommer de préférence avant le..." ne signifient pas que le produit n'est plus bon  passé ce délai, mais que son goût ou son aspect peuvent être légèrement différent. Ce sont donc des dates d'utilisation optimale. Ces dates qui sont souvent les seules affichées sur les produits créent la confusion chez le client qui pense à tort que ce dernier n'est plus comestible une fois qu'elles sont dépassées.

Ces dates "optimales" anticipent pourtant souvent de plusieurs semaine les véritables dates limites de consommation (DLC). L'exemple le plus frappant est celui des yaourts fabriqués en métropole qui sont vendus jusqu'à 50 jours plus tard dans les départements d'Outre-mer sans que cela ne pose aucun souci sanitaire. Leur DLC est pourtant fixée à 30 jours en métropole. Idem pour les sachets de gruyère râpé, qui ont une date limite de consommation de 40 jours en métropole et de 180 jours en Outre-mer.

Les explications sur la DLC par 60 Millions de consommateurs (à 0:55):