mardi 27 janvier 2015

Les aliments industriels ont perdu leur valeur nutritionnelle


Des fruits issus de l’agriculture intensive qui contiennent 100 fois moins de vitamine C que ceux de 1950, c'est l'un des constats alarmant d'une étude scientifique qui évoque un fort appauvrissement nutritif des aliments que nous consommons.

L'étude est passée quasiment inaperçue. Est-ce parce que ses résultats sont tellement stupéfiants qu'on pourrait imaginer qu'elle n'a pas été réalisée avec le plus grand sérieux. C'est pourtant tout le contraire, puisqu'il ne s'agit pas des conclusions d'une seule étude scientifique, mais de l'analyse d'une série de recherches distinctes. Cette "méta-analyse" se base sur des études anglo-saxonne qui concluent toutes à un appauvrissement majeur de la valeur nutritive des aliments industriels (non-transformés).


Des patates qui ne contiennent plus de vitamine A


Dans les fruits et les légumes, le lait ou la viande, les quantités de vitamines, de phosphore, de calcium, de fer et d'autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par des facteurs allant de deux à 100, en seulement un demi-siècle. Le minimum syndical est atteint par les pommes industrielles qui contiennent 100 fois moins de vitamine C que leurs prédécesseurs de 1950. Afin d'avoir le même apport énergétique qu'à l'époque, il faudrait donc en manger plusieurs cageot. L'image est parlante.

Les fraises sont quant-à-elles passées de 60 mg de vitamine A, à 27 mg durant le même laps de temps alors que les patates issues de l'agriculture intensives n'en contiennent tout simplement plus. Les tomates désormais consommées toutes l'année ont quatre fois moins de calcium, nécessaire à la bonne formation des os et du sang. Les steaks industriels devenuent courant sur nos tables contiennent deux fois moins de fer qu'en 1950.

Globalement, il apparaît dans l'étude que plus le rendement industriel de l'aliment est important et plus ses qualités nutritionnelles sont faibles. La méta-analyse expose des causes potentielles à ce déclin: "Des végétaux cueillis trop tôt, des traitements chimiques trop fréquents et des variétés uniquement sélectionnées pour leur aspect, leur résistance aux parasites et leur croissance rapide...

Mais rien n'est perdu puisque le responsable de l'étude Brian Halweil y révèle également que "Les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres". A condition bien-sûr qu'ils soient cueillis à maturité, sélectionnés pour leur qualité nutritive et consommés rapidement. Ce n'est hélas pas toujours le cas !


Différences nutritives moyenne entre du bio et du conventionnel selon Brian Halweil


Pour aller plus loin: 
Les résultats d'une des études qui ont servit à la méta-analyse

Source primaire: Terra-Eco