mercredi 19 novembre 2014

Une violence envers l'animal qui ne passe pas


On connaissait déjà les images difficilement supportables de dauphins agonisant des heures durant dans la baie japonaise de Taïji car la méthode la plus économique pour les tuer est de les coincer pour qu'ils se noient.

Peu de gens peuvent rester insensible devant l'agonie d'un taureau mutilé dans une corrida pour le plaisir des spectateurs ou d'une girafe euthanasiée à Copenhague à cause d'un "manque de diversité génétique". A défaut d'image, on peut imaginer l’horreur d'une chasse à courre ou d'un abattage rituel. Pourtant d'autres exemples de cruauté envers les animaux ont abondé ces derniers temps dans les médias. Et mis à part les défenseurs des animaux et les écologistes peu de gens s'en sont publiquement ému.

Cette semaine, un reportage du Monde à fait état dans le Var de rassemblements clandestins durant lesquels des dogues argentins dressés pour tuer massacrent des sangliers dans un enclos fermé. On a aussi vu le 5 novembre des agriculteurs nantais faire ce qu'aucune colère ne justifie : jeter de malheureux ragondins sur la voie publique, les asperger de peinture ou leur donner des coups de pied tout en rigolant.

Est-ce-à-dire que la violence envers les bêtes se banalise dans notre pays alors même que les animaux viennent d'être reconnu comme des "êtres vivants doués de sensibilité" là où le code civil les assimilait encore à des "biens meubles" ? Comme quoi les textes de lois ne font pas tout lorsque se sont les mentalités qu'il faut faire évoluer.







Quelques associations qui luttent contre les violences faites aux animaux : 
L'Aspas (association pour la protection des animaux sauvages) 
Le blog Animal et droit du juriste Jean-Marc Neumann
La Fondation droit animal.org