lundi 10 mars 2014

Google côté green



Il est entendu que la société Google est critiquable sur de nombreux points. Il est impossible de passer sous silence ses abus de position dominante, la fiscalité biaisée dont il bénéficie en France ou l'absence de confidentialité des données qu'il héberge.

Pourtant, ce que l'on sait moins, c'est que la multinationale technologique est un très bon élève concernant la limitation de son impact écologique. Les sceptiques rétorqueront que c'est bien normal eu égard à son bénéfice net de 9,5 milliards d'euros rien que pour l'année 2013. Soit ! Mais les faits sont là ! Google finance de nombreux projets écolo, et ce même lorsque ces derniers ne lui permettent pas de générer des économies sonnantes et trébuchantes.

Greenpeace consacre Google "multinationale technologique la plus écolo"


Depuis plusieurs années Google truste la première place du Cool IT Challenge de Greenpeace qui dresse la liste des sociétés technologiques les plus écologiques. Greenpeace, qui peut difficilement être "taxé" de partialité en la matière confirme donc la véracité de la communication résolument green de Google.

Le palmarès 2014 qui paraîtra très bientôt ne devrait d'ailleurs pas changer la donne puisque Google continu d'investir beaucoup, notamment dans l'énergie renouvelable. Ainsi il est partie prenante de la plus grande centrale solaire à concentration du monde. Cette dernière baptisée Ivanpah que j'évoquais il y a peu, a été inaugurée en Californie au début de l'année et produit près de 400 MW en crête.

La devise "don't be evil !" un peu oublié sauf pour... l'écologie


Evidemment, tout ce qui l'associe à une conscience green est très positif pour l'image de Google, qui sans ces initiatives, ne serait qu'un géant qui donne d'une main (des services gratuits) pour mieux reprendre de l'autre (nos données personnelles). Pourtant c'est oublier un peu vite la devise fondatrice de Google. Le fameux "Don't be evil !" bien connu des informaticiens qui signifie peu ou prou "Ne sois pas méchant !".

S'il y a bien un domaine dans lequel ce mot d'ordre explicite continue à s'appliquer au géant, c'est bien dans tout ce qui touche à l'écologie. Car à côté des très technologiques "Google Glass ou Google Car", le géant californien est à l'origine d'une multitude d'initiatives ayant pour dénominateur commun la préservation de l'environnement, le recours aux énergies renouvelables ou l'utilisation  de produits bio dans les cantines du siège de la firme. (Voir vidéo interne ci-dessous vers 00:45 s. Pour les sous-titres, allez sur Youtube puis cliquez sur l'icône "sous-titre").


Google surveille aussi les forêts 


L'exemple le plus récent de ces actions green de la firme est sa participation financière et technique à l'ambitieux projet Global Forest Watch qui se propose d'établir une carte mondiale régulièrement actualisée de l'état des forêts du monde. Destinée aux professionnels aussi bien qu'aux amateurs avertis, l'outil de visualisation permet entre autres de se rendre compte de l'évolution du couvert végétal entre les années 2002 et 2013 (Il faut zoomer sur une zone géographique spécifique du site).

La carte interactive s’appuie en partie sur les données de visualisation recueillies par les satellites qui travaillent pour Google, mais aussi sur l'expertise de grands partenaires institutionnels tels que le ministère de l'Environnement Norvégien, l'université du Maryland ou la branche environnement des Nations Unies. La mappemonde offre de nombreuses possibilités de réglage. Notamment celle de ne visualiser que les forêts où est produit de l'huile de palme ou bien d'observer la localisation des feux de forêt sur les sept derniers jours. En revanche, seule l'évolution du "couvert végétal" est visualisable depuis 2002.

Économiser l'énergie des data-centers 


On le sait, surfer sur internet, consulter ses mails ou regarder une vidéo sur internet sont des activités qui consomment de grandes quantités d'énergie et sont responsables de l'émissions d'importantes quantité de CO2. L'ensemble des data-centers du monde qui abritent toutes les données d'internet consommerait déjà 2% de l'électricité produite, soit l'équivalent d'une trentaine de centrales nucléaires.

Afin de réduire l'impact de cette pollution tout en faisant des économies, Google teste différentes solutions qui rendent ses serveurs plus efficients. C'est le cas en Suède où c'est l'eau froide de la mer qui est utilisée pour les refroidir alors qu'en Belgique ce sont des tours d'évaporation qui aspirent la chaleur produite. Le data-center du comté de Douglas aux Etats-Unis, se sert quant à lui des eaux usées de la ville afin de refroidir ses serveurs comme expliqué dans la vidéo ci-dessous. 



Le téléphone modulable de Google qui lutte contre l'obsolescence programmée



C'est bien beau d'être le plus écolo mais, peu de gens se passionne pour l'efficience des data-centers et pour l'électricité des centrales solaires de Google. Dans un monde où la communication est essentielle (Google est en bourse depuis 2004), les projets qui suscitent un fort engouement du public tiennent le haut du pavé. C'est le cas du téléphone modulable Ara

Ce smartphone offrira la possibilité de garder le même mobile pendant plusieurs années en ne changeant que les pièces détachées (batterie, appareil photo, processeur...) qui ne fonctionnent plus. De la même manière, il sera possible d'améliorer son téléphone pour le rendre plus rapide, plus autonome ou de meilleure qualité.

Baptisé Project Ara, le smartphone est très attendu puisque outre ses capacités évolutives qui vont à l'encontre des schémas d'obsolescence programmée, le prix du modèle basique sera très attractif puisqu'il devrait débuter à moins de 50 euros.

Ce placement tarifaire très bas pourrait lui ouvrir grandes les portes des pays émergents, alors qu'en occident il pourrait réaliser l'exploit de réconcilier écolos et technophiles autour d'un même produit modulable selon ses besoins. Au dernières nouvelles, le projet Ara qui avait été lancé par Motorola lorsqu'il appartenait encore à Google en était encore au stade du développement, mais les choses se précisent puisqu'il est annoncé pour 2015.


Si vous voulez en savoir plus sur les actions écolos de Google, faites un tour sur la page très complète que le géant leurs consacrent.