samedi 1 février 2014

Les ondes du téléphone portable et du wifi dangereuses pour la santé



Box wifi, téléphone portable ou sans fil, tablette tactile, babyphone, tous ces appareils sans fil émettent des ondes qui peuvent pénétrer le corps humain sur plusieurs centimètres, quant elles ne nous traversent pas de part en part.

On pourrait rétorquer que ces ondes électromagnétiques nous traversent tout comme celles de la télé ou de la radio le font depuis notre naissance ! Oui, mais le type d'ondes qu'émettent nos appareils connectés transportent beaucoup plus d'énergie, laquelle est également plus facilement absorbée par notre organisme que celles de la télé et de la radio.

L'autre point important c'est que nos téléphones et nos tablettes ne sont pas des récepteurs passifs comme les télés (non connectées) et les postes radio. Ils émettent régulièrement des ondes vers l'antenne relais ou vers la box à laquelle ils sont rattachés, afin de maintenir la connexion, et ce même s'ils ne sont pas utilisés. Pour ne rien arranger, les "mises à jour automatique" de toutes les applications instantanées (Facebook, météo, mail...) font que les appareils connectés échanges avec leurs "relais" plusieurs fois par minute.

Différentes longueur d'onde

Les ondes électromagnétiques gêneraient les impulsions électriques neuronales


Enfin, les ondes électromagnétiques émises par nos appareils connectés pourraient entrer en résonance avec les impulsions électriques produites par nos neurones pour échanger des informations. C'est particulièrement vrai lors des phases de sommeil durant lesquelles la fréquence des impulsions électriques se rapproche de celle de certaines ondes électromagnétiques. Des spécialistes du cerveau recommandent de mettre son téléphone en "mode avion", avant de s'endormir mais aussi d'éteindre le wifi (si votre box le permet avec un bouton marche/arrêt). En revanche, même lorsque cela est possible, sachez que toutes les box émettent en permanence deux réseaux wifi parallèle.

Le premier c'est celui que vous utilisez, le second est... le réseau communautaire de votre opérateur (Bouygues Wifi, SFR Wifi, Free Wifi...) auquel vos voisins peuvent se connecter. C'est un réseau auquel vous pouvez vous aussi avoir accès à partir de n'importe quelle box appartenant à votre opérateur et située à moins de 50 mètres de vous.

Certains opérateurs permettent de paramétrer soi-même sa box en ligne afin d'éteindre ce réseau communautaire, tout en conservant votre propre réseau domestique. Le mieux est alors de contacter votre fournisseur d'accès.


Ci-dessous, un reportage de France 3 sur les ondes émises par les portables et par les antennes relais. L'un des passages les plus instructifs (à 44:40) est celui où un scientifique travaillant pour l'industrie des télécoms, ne se sachant pas filmé déclare que les normes en vigueur "ne protègent que de la hausse de température" des corps rencontrés par les ondes, mais "absolument pas" des autres effets. Il évoque aussi le fait qu'une "frange de la population" souffre effectivement de symptômes mais poursuit cyniquement en déclarant que "le corps humain s'adaptera" aux effets des ondes. Selon lui: "les maux de tête et tous ce qui a déjà été décrit, se sont des signes d'adaptation" :


Des dizaines de réseaux wifi traversent l'appartement des citadins


Se déconnecter pendant quelques heures, plus facile à dire qu'à faire tant ces ondes électromagnétiques sont partout. Une simple recherche de réseau wifi sur un ordinateur peut donner le tournis à n'importe quel citadin. Les ondes wifi de plusieurs dizaines de box traversent votre appartement quelques soit l'heure du jour et de la nuit.

Pourtant, impossible d'ignorer que ces ondes électromagnétiques peuvent êtres dangereuses pour l'Homme tant les études sur le sujet sont nombreuses. A tel point que dès 2003, plusieurs compagnies d'assurances ont cessé de couvrir les opérateurs téléphoniques pour les risques liés aux champs électromagnétiques.

Mais ce n'est qu'en 2011, que les ondes émises par les réseaux sans fil ont été classées comme "potentiellement cancérigènes" (tout comme les particules fines des diesels) par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette reconnaissance du risque, demandée par les association écologistes depuis plus de 20 ans a conduit les organismes de santé publique français a intensifier leur recommandation pour informer la population. Un petit pas a récemment été franchi en ce sens puisqu'un projet de loi vient d'être voté à l'Assemblée Nationale afin de combler une partie du vide juridique qui donnait l'impression aux personnes électrosensibles de se battre contre des moulins à vent.

Les dangers des ondes : maux de tête, troubles du sommeil, altération de l'ADN


Le problème de la reconnaissance du danger des ondes, c'est que cette pollution électromagnétique et ses effets ne se voient pas (augmentation du rythme cardiaque, maux de tête, incapacité à se concentrer, trouble du sommeil, altération de l'ADN des cellules...). Ces risques ont pourtant été démontrés par une multitude d'études publiques, s'appuyant sur des symptômes physiques. Elles sont évidemment contestées par les opérateurs et contrebalancées par leurs propres études. Mais comme pour l'amiante il y a quelques années en arrière, les scientifiques sont de plus en plus nombreux à reconnaître les risques liés aux ondes.

Afin de limiter les risques qu'une exposition aux ondes fait courir aux organismes vivants, l'agence de santé sanitaire française, l'Anses recommande depuis quelques années d'utiliser un kit piéton aussi souvent que possible afin d'éloigner le plus possible le mobile ou le téléphone sans fil du cerveau.

L'agence sanitaire conseil aussi de limiter les appels avec un mobile (ou avec un téléphone sans fil) à moins de trente minutes par jour. Ces précautions sont nécessaires, mais elles ne concernent que l'usage des mobiles pour appeler. Hors, il n'a échappé à personne que les mobiles et tablettes servent de plus en plus à transférer des données, à surfer sur internet, voire à regarder la télévision.

Des risques accrus avec la 4G


La généralisation de la 4G qui permet des transferts de données plus rapide ne fait qu'amplifier ce phénomène d'augmentation de la consommation de données, et donc du risque pour l'utilisateur. L'exemple le plus parlant est celui des films en haute définition. Certaines chaines de télévision proposent désormais de la HD qui offre une image mieux définie. Pour les films de cinéma, que l'on peut télécharger sur son ordinateur via le Wifi, cette définition commence à être obsolète. On parle désormais de Full HD, et bientôt de l'Ultra HD.

Il faut savoir qu'un film en HD pèse environ 6 Giga, ce qui représente 2000 morceaux de musique en MP3. Le même film en Full HD pèse 30 Giga et pèsera 100 Giga en Ultra HD. L'utilisateur qui télécharge sans fil se retrouve exposé à des ondes, de plus en plus chargées en énergie.

Face à cette augmentation exponentielle de l'énergie électromagnétique transmise aux corps traversés par les ondes, les pouvoirs publics continuent de faire la sourde oreille. L'Anses confirmait pourtant lors de la publication d'une saisine en septembre 2013 que "l'apparition de la 4G, en plus des réseaux déjà existant va conduire à une augmentation des expositions" et juge nécessaire la réalisation d'"études préalables" au développement de ces réseaux, lesquels sont en déploiement accélérés (12.500 relais 4G en France début janvier) et s'ajoutent aux 38.000 antennes qui émettent en 2G et en 3G.


Micro-trottoir sur les ondes de téléphonie mobile :



Quelques sources de l'article : AnsesRobin des toitsRayon-Santé, Commission de la santé du consommateur, Le Figaro