lundi 2 décembre 2013

L'inquiétant retrait de l'étude de Séralini sur les OGM



Désormais, aucun scientifique ne pourra plus s'appuyer sur l'étude du professeur Séralini sur les rats alimentés avec des OGM.

Elle vient d'être retirée par la revue scientifique Food and Toxicology qui l'avait pourtant validé en 2012 après analyse de ses résultats qui allaient faire grand bruit. Le plus étonnant, c'est que cette décision correspond à l'arrivée cette année d'un ancien salarié de Monsanto, Richard Goodman au comité de direction de la revue. Vous avez dit étrange ?

Pour expliquer leur choix, la revue Food and Toxicology a pourtant donné deux raisons :
  • Le nombre de rats est insuffisant pour une étude statistique
  • La race des rats est connue pour développer des tumeurs au delà de 
Or :
  • C'est le même nombre de rats que celui qu'a utilisé Monsanto lors des tests qui ont permis l'autorisation de vente du maïs pour l'alimentation humaine. 
  • C'est la même race de rat qui a été utilisé par Monsanto lors de ses propres tests
Le professeur Séralini à donc réfuté le retrait de sa publication, auquel il ne peut pourtant s'opposer et qui efface toutes mentions ou utilisation des résultats de l'étude dans la littérature scientifique mondiale.

Bande annonce du film Tous cobayes qui aborde le protocole de l'étude Séralini :

Retour sur l'étude Séralini


On se souvient que le chercheur français appuyé par le Criigen, avait mené une étude indépendante pendant deux ans afin d'évaluer la toxicité de deux produits du géant de l'agrochimie Monsanto vendus en Europe (Maïs NK 603 et herbicide Round-Up). Il s'agissait de mener une étude d'une durée supérieure aux trois mois imposés par la législation européenne aux industriels lorsqu'ils souhaitent homologuer leur OGM sur le marché continental afin de voir les résultats sur un temps long. 

La présence de Round-Up (traces) dans l'eau destinés aux rats nourris ou non avec le maïs de Monsanto s'expliquait par le fait que résistante à cet herbicide, la céréale en supporte plusieurs traitements en cours de croissance. Des traces de l'herbicides se retrouvent donc fréquemment sur les grains destinés à l'alimentation humaine ou animale.

Afin de comprendre si le danger venait de l'OGM ou du Round-Up lui même, l'équipe de Séralini avait divisé les rats en trois groupes. Les résultats avait conclu à un risque accru d'apparition de tumeur dans le cas d'une alimentation avec le maïs OGM seul mais aussi dans le cas d'une alimentation normale mais avec une eau contenant des traces de Round-Up. Pour finir, un inquiétant effet cocktail, causé par l'association des deux premiers facteurs voyait une multiplications du nombre de tumeurs.


Un excellent article pour approfondir le sujet : http://www.reporterre.net/spip.php?article5078