samedi 27 juillet 2013

On dort mal les soirs de pleine lune

Le sommeil d'Endymion dit aussi Endymion effet de lune Girodet 1791

On connaissait déjà son influence sur les marées, on savait aussi que les plantes poussaient davantage les soirs de pleine lune en raison du surcroît de luminosité. Mais, même si on s'en doutait un peu, il n'avait jamais été prouvé que l'on dormait moins bien lorsque l'astre lunaire était à son zénith.

C'est désormais chose faite grâce à une équipe de l'hôpital psychiatrique universitaire de Bâle. Les scientifiques ont mesuré l'activité cérébrale de volontaires lors des nuits de pleine lune et ont comparé les résultats à leur sommeil en dehors de cette période.

Il est tout d'abord apparu que la durée du sommeil est plus courte de vingt minutes les soirs de pleine lune et que le moment de l'endormissement arrive cinq minutes plus tard. La qualité du sommeil diurne est également affectée. En effet, au cours d'une nuit, notre sommeil passe par plusieurs phases, dont celle de sommeil profond, la plus efficace pour la régénération des cellules du corps humain et la production d'hormone de croissance.

La phase de sommeil profond raccourcie de 30 % durant la pleine lune


Durant la nuit, la phase de sommeil profond dure environ 1 heure et 40 minutes. Le cerveau passe alors d'une activité électrique d'ondes Théta (de 3,5 à 7,5 Hz) à une activité cérébrale d'ondes lentes aussi appelées Delta (moins de 3,5 Hz). Or, l'étude suisse à démontrée que lors de la pleine lune, le temps d'activité en ondes Delta du cerveau durait 30 % de temps en moins. La phase de sommeil profond est par conséquent raccourcie d'autant.

Pour finir, d’un point de vue biologique, les analyses ont révélé que les taux de mélatonine, cette hormone dont la production au cours de la nuit régule les cycles veille/ sommeil, était plus bas cette nuit là.

Si les résultats de l'équipe de l'hôpital psychiatrique universitaire de Bâle prouvent l'influence de la lune sur notre sommeil, elle n'explique pas comment. Il faudra donc encore un peu de patience pour savoir pourquoi nous nous transformons en loup-garou les soirs de pleine lune.


PS : Pour ne pas fausser l'expérience, les volontaires n'ont pas été mis au courant que l'enjeu de l'étude était de connaître l'influence de la pleine lune sur leur activité cérébrale mais ils devaient néanmoins évaluer la qualité de leur sommeil. Ils ont majoritairement plébiscité les périodes hors pleine lune.