samedi 27 avril 2013

Fin des jus trop sucrés en Outre-mer ?


 

 
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Selon que vous achetiez votre soda préféré en Guadeloupe ou en Alsace, il n’aura pas le même goût. En effet, la quantité de sucre présent dans la même boisson est quasiment doublée dans les régions d’Outre-mer par rapport à celles vendues en métropole.
C’est aussi le cas pour de nombreux produits laitiers dont les yaourts. Cette aberration que les industriels justifient par une adaptation de leurs produits aux particularismes régionaux des habitants d’Outre-Mer participerait au surpoids de ces derniers.
Le problème concerne 50% des adultes contre 32% « seulement », en métropole. Pour les enfants la situation est encore plus préoccupante puisqu’ils sont presque trois fois plus nombreux que les petits métropolitains à présenter des problèmes d’obésité.
Devant les réticences des géants de l’agroalimentaire à harmoniser ce taux entre deux produits identiques, c’est le ministre des Outre-Mer, Victorin Lurel qui a porté cette proposition de loi, qui avait été bloquée par la précédente majorité. Elle a été finalement été votée à l’Assemblée Nationale le 27 mars dernier.
 
Vers une limitation du taux maximal de sucre ?
 
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Le texte qui doit encore être approuvé au Sénat présente aussi une disposition qui fixe un taux de sucre à ne pas dépasser dans certains produits vendus outre-mer tel que les sodas, les produits laitiers ou les barres de chocolat. L’objectif de cet article de la loi serait d’éviter que les industriels ne développent des marques spécifiques à ces régions dans le but de contourner la future législation.
On peut également craindre que le sucre retiré ne soit remplacé par des édulcorants, dont on sait qu’ils sont de plus en plus décriés par les agences de santé. Le texte ne comporte pas de restriction en ce sens.
Si la loi passait telle quelle au Sénat, ce serait un pas important vers davantage de réglementation pour lutter contre l’obésité car en France aucune législation ne fixe un taux maximal de sucre dans les aliments. Pire, les industriels n’ont même pas l’obligation d’afficher la quantité de sucre dans un produit alimentaire.