jeudi 17 novembre 2016

Greenwashing : les entreprises confondent écologie et économie




Eco-emballage, éco-conception, éco-énergie et même éco-management. Le mot éco est mis à toutes les sauces mais moins pour décrire un progrès pour les êtres vivants, qu'une réduction des coûts de fabrication ou de fonctionnement, à même de rapporter des espèces sonnantes et trébuchantes.

Ainsi telle entreprise de fabrication de papier nous vante la réduction de sa consommation d'eau alors qu'elle lui a surtout permis de diminuer ses coûts de production. Telle autre entreprise communiquera sur le remplacement de toutes ses ampoules hallogène par des LED, moins consommatrices d'énergie.

Ce sont évidemment des actions positives pour la Planète, mais il n'y a aucune de raison de s'en vanter puisqu'elle ont rapporté davantage à ces sociétés qu'elle ne leur ont coûté. Elles relèvent ainsi davantage d'une optimisation de leurs procédés que d'une volonté de limiter leur impact sur l'environnement.

Les actions écologiques coûtent souvent plus qu'elles ne rapportent. Et il n'y a qu'une manière de contraindre les marques à arrêter le greenwashing, il faut savoir le détecter, et pour ça, rien de mieux que de s'informer sur l'envers du décor.

Ainsi pour un petit florilège d'affiches publicitaires relevant du greenwashing, n'hésitez pas à taper "geenwashing publicité" dans votre navigateur internet.

Publicité du lobby des cimentiers 




dimanche 9 octobre 2016

Le problème de la disparition de l'abeille nous interroge



On a tous en tête la célèbre phrase d'Albert Einstein sur la disparition des abeilles et les "quatre ans" qu'il nous resterait à vivre à partir de ce point de non-retour. Bien que l'éminent scientifique allemand n'était pas écologue, il avait déjà compris il y a près de 100 ans que notre survie était intimement liée à ces minuscules pollinisateurs.

Il faut dire que les abeilles, qu'elles soient sauvages ou domestiques réalisent selon l'Inra près de 80 % de la fécondation des fleurs qui pourront alors devenir fruits et légumes. L'Institut national de la recherche agronomique estime que 10% seulement des végétaux sont "principalement pollinisés" par le vent. Il s'agit surtout de céréales. Ainsi, dans les rares régions du monde où les abeilles ont totalement disparues à cause de l'usage massif de pesticides, les agriculteurs doivent polliniser la majorité des cultures à la main.


Alors que pas moins d'une centaine d'espèces animales disparaissent chaque jour et que les scientifiques évoquent de plus en plus, une sixième extinction qui serait déjà en cours, la disparition définitive de l'abeille n'est plus considérée comme impossible. D'ailleurs ces dernières années la mortalité des colonies se situait autour de 30% de perte. Un taux qui ne permet pas de renouveler les populations et oblige les apiculteurs à racheter régulièrement de jeunes reines pour tenter de sauver la colonie. La catastrophe que représente déjà l'effondrement de la diversité génétique des abeilles sur le continent européen doit nous alerter. D'ailleurs, l'abeille noire Apis melifera melifera endémique d'Europe de l'ouest a déjà disparue d'Allemagne. Selon la Fédération européenne des conservatoires de l'abeille noire (Fedcan), elle est en voie d'extinction en France.



Les pesticides principaux responsables du déclin des abeilles


Pour la communauté scientifique indépendante, ce déclin massif des abeilles est principalement lié à la généralisation massive d'insecticides plus efficaces et toxiques au cours des années 90. Ces derniers portent le nom de "néonicotinoïdes" car ils s'attaquent au récepteur nicotinique des insectes jusqu'à provoquer leur mort. Ces pesticides sont d'ailleurs dit "systémiques", c'est-à-dire qu'ils sont transportés par la sève des végétaux à travers toute la plante et se retrouvent dans le nectar et le pollen des fleurs.

Devant l'ampleur du problème qu'ils posent, et la mobilisation massive de la société civile, leur interdiction à partir de 2018 a été inscrite dans la dernière version de la loi Biodiversité validée par l'Assemblée nationale en juillet dernier. Le gouvernement y était pourtant fortement opposé puisque, fait rarissime, le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll avait personnellement adressé un courrier à chaque député, lui demandant de ne pas voter cet amendement interdisant les néonicotinoïdes.

Sentant le vent tourner au cours des six mois de "navettes parlementaires" qui ont précédés le vote définitif de la loi, le Ministère de l'Environnement s'était au dernier moment rallié aux ONG, et à l'Assemblée nationale, alors que le Sénat continuait à soutenir les agriculteurs fermement opposés à la réforme. En fin de compte, les députés qui étaient à l'origine de l'amendement d'interdiction devaient avoir le dernier mot de ces discussions parlementaires. Le décret d'application de la loi doit maintenant être publié.

B.Pompili et S.Royale finalement en faveur de l'interdiction reçoivent la pétition de plusieurs ONG


Les néonicotinoïdes cachés resteront autorisés


Cette étape remportée par la société civile, on pourrait croire que les abeilles vont rapidement reprendre du "poil de la bête". Il n'en sera rien car selon des scientifiques indépendants, d'autres insecticides qui auraient parfaitement pu être classés dans la catégorie des néonicotinoïdes en raison de leur action sur le récepteur nicotinique des insectes ne l'ont pas été. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il faut savoir que ce sont les agrochimistes qui réalisent les tests préalables à la mise sur le marché de leurs produits.

Les autorités sanitaires, française (Anses) ou européenne valident les demandes d'autorisation de leurs produits présentées par les multinationales, lesquelles ont déjà décidé du classement de ces derniers dans telle ou telle catégorie. Ainsi les "néonicotinoïdes cachés", le Flupyradifurone et le Sulfoxaflore ne seront pas concernés par l'interdiction comme le rappelait très justement l'ONG Pollinis après le vote de la loi. Un non-sens car les premières études sur ces insecticides révèlent une très forte toxicité pour les abeilles.

Mais l'impact des insecticides n'est pas toujours direct. C'est la raison pour laquelle les agrochimistes affirment que leurs produits ne sont pas la seule cause du déclin des abeilles. Pourtant des études de plus en plus nombreuses démontrent que les abeilles qui ne sont pas tuées par les insecticides sont affaiblie par leur toxicité, ce qui les rend plus sensibles aux parasites naturels de la ruche, comme le varroa, ou aux maladies telle la loque américaine. 


On voit bien la proximité moléculaire des "néonicotinoïdes cachés" avec les néonics officiels

vendredi 2 septembre 2016

Les serres d'Auteuil sacrifiées pour le tournoi de tennis de Rolland-Garros ?



Nous sommes en 2016, et la mairie de Paris n'a toujours pas abandonné son projet d'étendre le complexe sportif de Rolland-Garros au détriment des Serres d'Auteuil. Cet espace vert est pourtant l'un des plus emblématiques de la préservation de la nature au sein de la ville de Paris. Ce magnifique écrin de verdure du 16ème arrondissement de Paris, qui abrite des arbres centenaires, des bâtiments du 19ème siècle et des serres botaniques classées au titre des Monuments historiques. Certes, les serres que le projet de la mairie et de la Fédération française de tennis prévoient de détruire sont en mauvais état, mais quand on veut tuer son chien... on commence par arrêter de le nourrir.

Jusqu'à quand Anne Hidalgo va-t-elle poursuivre ce projet voulu par Bertrand Delanoë ?  C'est la question que les amoureux de la nature se posent, et avec eux, les habitants de la Porte d'Auteuil à Paris. Ceux-ci sont également majoritairement opposés au projet, conscients qu'ils sont de l'importance de préserver cet espace vert en bordure du périphérique. Pour un peu, ils en deviendraient presque écolo. Enfin, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, ils pensent surtout à préserver leur qualité de vie, et on aurait tort de leur en vouloir connaissant l'importance du trafic automobile dans la zone. D'autant plus que le lieux est magnifique d'un point de vue botanique, et historique, car plusieurs serres du jardin ont été construite par le célèbre architecte Formigé, et sont classées au titre des Monuments historiques.


Le parc des Serres d'Auteuil après l'extension de Rolland-Garros (projection)


Un parc pourtant protégé par les Monuments historiques


Rolland-Garros qui s'étend actuellement sur 8,5 hectares et compte déjà 24 courts de tennis souhaite s'agrandir toujours plus. Le tournoi annuel prévoit pour cela de détruire plusieurs serres actuellement ouvertes à la visite et de s'approprier un tiers des espaces verts du parc (voir photo). Pourtant, bien que les serres en questions ne soient pas "classées", la totalité du sol est tout de même inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Les opposants avaient pourtant proposé une alternative qui prévoyait de ne pas toucher au parc et de construire le nouveau stade de 5.000 places au dessus de la jonction entre le périphérique et l'autoroute A 13 (autoroute de Normandie). Une construction plus onéreuse, mais qui a déjà fait ses preuves avec notamment le stade de football du Paris Saint Germain (Parc des Princes) qui recouvre le boulevard périphérique non loin de là. Mais la Fédération française de tennis et la mairie de Paris ne veulent pas en entendre parler.

Faisant face à de très fortes pressions politiques (Emmanuel Valls, le PS et l'UMP appuient le projet) les opposants ont pourtant réussi à retarder le début des travaux. Ils se sont pour cela appuyés sur le classement de l'ensemble du parc à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Une particularité qui n'a pourtant pas empêché la signature du permis de construire par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Le projet est maintenant en attente, mais pour combien de temps ? Si j'étais vous, je visiterais au plus vite ce magnifique écrin de nature en pleine ville, avant qu'il ne disparaisse définitivement.





 

mercredi 27 avril 2016

Taxe Nutella : l'huile de palme bientôt moins taxée que l'huile d'olive ?






A la faveur du projet de loi biodiversité, l'huile de palme pourrait devenir l’une des moins taxées dans notre pays. Les députés ont en effet voté jeudi 17 mars, une taxe de seulement 90 euros par tonne d'huile de palme, contre 190 euros/tonne pour l’huile d’olive. Un comble quand on sait que l'huile de palme est fortement décriée pour son impact sur l'environnement et sur la santé. Mais, qui a peur de la fameuse "taxe Nutella" ?

Un pas en avant, un pas en arrière. Alors même que es députés interdisaient les insecticides néonicotinoïdes surnommés "tueurs d'abeilles", les mêmes parlementaires décidaient de diminuer fortement la taxation de l'huile de palme connue pour être peu écologique. La taxe votée à l'Assemblée dans le cadre du projet de loi biodiversité est en effet de seulement 90 euros/tonne, alors que le Sénat avait initialement validé un coût de 300 euros/t. Si les débats en restent à ce stade, l'huile de palme sera donc moins taxée que l'huile d'olive (190 euros/t) ou que l'huile d'arachide (170 euros/t). Pourtant l'huile de palme est non seulement décriée pour son impact sanitaire, en raison de sa forte teneur en acide gras, mais aussi des dégâts importants que sa culture cause à l'environnement. 

Le risque de cette faible taxation, est d'encourager l'industrie agro-alimentaire à privilégier l'huile de palme pour ses produits préparés (biscuits, pâtes à tartiner, sauces, plats cuisinés...). Ainsi, pas moins de 150.000 tonnes d'huile de palme sont consommés chaque année en France, le plus souvent sous la mention "huile ou graisse végétale".

Pourtant, les agences sanitaires recommandent de limiter notre consommation d'huile de palme, car elle contient 50% d'acides gras saturés contre une moyenne de 15 % dans les autres huiles. Or, ces acides gras saturés participent à augmenter notre taux de cholestérol, le risque de maladies cardiovasculaires et favorisent l'obésité.

 
Déforestation et champs de palmiers à huile  (NASA)
Fort impact de l'huile de palme sur l'environnement et les modes de vie locaux


L'impact de l'huile de palme s'exprime aussi sur l'environnement puisque l'exploitation massive de cette culture, principalement en Malaisie et en Indonésie, génère une forte baisse de la biodiversité locale. En effet,  les forêts primaires d'Asie, mais aussi d'Afrique ou d'Amérique du sud sont défrichées pour laisser place à d'immenses champs de palmiers aux pieds desquels rien ne pousse, et qui abritent une faune très restreinte. 

En outre, de nombreux traitements sont réalisés sur ses champs, augmentant fortement l'empreinte carbone des cette culture (engrais, herbicides et pesticides chimiques sont des dérivés du pétrole).  C'est alors l'écosystème de régions entières qui se trouve fortement affaibli par le manque de biodiversité lié à cette monoculture intensive du palmier à huile.
Mais ce n'est pas tout, car l'appétit croissant de l'industrie agro-alimentaire des pays riches pour l'huile de palme (2kg/français/an), pousse les pays producteurs à rentrer de plain-pied dans une logique agro-industrielle qui génère un fort impact local.  

Palmiers à huile au Cameroun (Marco Schmidt)

Le besoin croissant de terres incite alors les propriétaires terriens à allumer d'immenses feux de forêt -plus ou moins bien contrôlés- qui permettent de défricher plus rapidement les futurs champs. Des tonnes de gaz à effet de serre sont alors rejetées dans l'atmosphère. Des émissions polluantes, qui s'ajoutent à celles nécessaires au transport de l'huile de palme vers ses principaux lieux de consommation, parfois distant de dizaines de milliers de kilomètres.

Enfin, les enquêtes menées par des ONG comme Greenpeace ou WWF le prouvent, les expropriations des paysans sont nombreuses dans ces régions où le chiffre d'affaire des géants de l'agro-industrie, qui convoite leurs terres, est parfois supérieur au PIB des pays concernés. Un cercle vicieux, que même la "certification durable" croissante de champs d'huile de palme, fondée sur des principes agricoles plus respectueux de la nature ne semble pas pouvoir arrêter. Un bon point tout de même, les députés ont voté une exonération de taxe pour l’huile de palme "durable" qui pourrait inciter les industriels à privilégier cette dernière. Les consommateurs ont donc un rôle à jouer puisque certains produits affichent ostensiblement la mention "huile de palme durable", ou bien remplacent tout simplement l'huile de palme dans leur recette.

Les industriels et les pays producteurs en faveur du statu-quo


L'amendement au projet de Loi biodiversité avait été proposé par Europe Ecologie Les Verts en 2015. La taxation que proposaient les écologistes avait initialement été fixée à 300 euros par tonne en 2017 lors de son vote par les sénateurs. Elle a finalement été abaissée à 90 euros/t par les députés. Pour les ONG, cette taxe a été rabotée sous la pression des agro-industriels (le député LR, David Douillet, ancien ambassadeur de Nutella était à la pointe des "opposants"), mais aussi des états producteurs. Deux pays, la Malaisie et l’Indonésie sont particulièrement visés puisqu'ils représentent 86 % de la production mondiale. D'ailleurs, la nouvelle secrétaire d'Etat à la biodiversité, et ex-membre d'EELV, Barbara Pompili avait déclaré avant le vote : "Nous ne voulons ni d’un boycott de ces deux pays, ni même de l’huile de palme." Une réponse que n'aurait pas reniée notre ministre des Affaires étrangères.

Et de poursuivre que cette taxe à 90 euros permettait "d’envoyer un signal" aux pays exportateurs, tout en restant " réaliste ". C'est sans doute ce manque de réalisme politique qui avait généré un imbroglio médiatique entre notre pays, l'Italie... et Nutella il y a près d'un an. On se souvient de l'intervention maladroite de Ségolène Royale, invitée lundi 15 juin au "Petit Journal" de Canal+. La ministre de l'Ecologie déclare: "Il faut arrêter de manger du Nutella, parce que c'est de l'huile de palme". Le fait que Mme Royale s'en prenne d'une manière si direct, à une marque en particulier -qui plus est populaire- avait eu un impact négatif sur l'opinion publique, jusque de l'autre côté des Alpes.
L'idée n'avait pas beaucoup plu en Italie, où se trouve le siège de Ferrero qui possède la marque Nutella. 

Avec un certain manque de réserve, qui sied peu à sa fonction, l'homologue italien de notre ministre de l'Ecologie, Gian Luca Galletti avait réagi dans un tweet assassin : "Que Ségolène Royal laisse les produits italiens tranquilles. Ce soir au menu : pain et Nutella". Toujours sur Twitter, la ministre de l’écologie, avait dû présenter ses excuses pour la polémique. Son intervention avait alors discrédité la taxe sur l'huile de palme portée par les écologistes.

Dans cette cacophonie ambiante, les raisons invoquées par Ségolène Royale pour cet appel au boycott: "Parce qu’il y a une déforestation massive, qui participe au réchauffement climatique" avaient eu peu d'échos.

Validée par la Sénat, retoquée par l'Assemblée, la prochaine échéance pour "l'amendement huile de palme" se traduira par un deuxième passage par le palais du Luxembourg, vraisemblablement autour du 10 mai, pour une nouvelle lecture du projet de loi biodiversité. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera ensuite convoquée pour tenter de mettre au point un texte commun. Un vote définitif aura alors lieu durant l'été à l'Assemblée, celle-ci ayant constitutionnellement le dernier mot. Tout est donc théoriquement encore possible.

Champs de palmiers en monoculture (Greenpeace)


mercredi 24 février 2016

Pesticides néonicotinoïdes et pollinisateurs : quid de la Loi Biodiversité ?





Vous n'avez peut-être qu'une vague idée de ce qu'est un néonicotinoïde. Il s'agit d'un insecticide dont le mode opératoire varie de celui d'un phytosanitaire classique. En effet, un pesticide néonicotinoïde n'a pas besoin d'être pulvérisé sur la plante, ou les fruits que l'agriculteur veut traiter. Il s'applique directement sur les graines avant la mise en terre.  Il protège alors la plante des insectes tout au long de sa vie puisque le neurotoxique est alors présent dans toutes les parties qui la compose, jusque dans le pollen de ses fleurs. 

Si les néonicotinoïdes sont intéressant car ils permettent de limiter grandement la quantité de pesticide utilisé, ils s'avèrent, par leur mode d'action, particulièrement dangereux pour les pollinisateurs. Mais aussi pour tous les animaux qui se nourrissent de graines (insectes, oiseaux...).
Les néonicotinoïdes présentent surtout une toxicité très fortement supérieure à celle des insecticides classiques. Ainsi l’imidaclopride, l'un des cinq néonicotinoïdes toujours autorisé en France est 7.300 fois plus toxique à quantité égale que le très décrié DDT. Rappelons que les effets du DDT sur la faune, et notamment sur les oiseaux avaient été décrits en 1962 par la biologiste Rachel Carson dans son livre Printemps silencieux, considéré comme l'acte de naissance du mouvement écologiste



Le DDT est actuellement interdit dans la plupart des pays occidentaux. C'est également le souhait de nombreux scientifiques indépendants concernant les néonicotinoïdes.  Et quel plus beau symbole que de faire inscrire cette interdiction dans la loi ? C'est le combat de plusieurs députés écologistes parmi lesquels Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean-Paul Chanteguet mobilisés pour inscrire leur interdiction dans le projet de Loi biodiversité actuellement en discussion entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Introduit dans le texte initial à l'Assemblée, les amendements "néonicotinoïdes" ont malheureusement tous été supprimés lors de l'analyse du texte par les sénateurs. Il est depuis revenu devant l'Assemblée, et les députés vont tenter de réintroduire certaines dispositions en commission, avant le vote définitif par l'Assemblée. 


80% de notre alimentation dépend des pollinisateurs


Selon les spécialistes du dossier, graver l'interdiction dans le marbre de la Loi biodiversité ne sera pas facile. La préservation des pollinisateurs mobilise peu l'opinion publique, et le lobby agrochimiste est bien introduit au Parlement, comme Elise Lucet a pu le constater dans un récent Cash Investigation sur la pollution des phytosanitaires. Pourtant les enjeux du contrôle des pesticides sont énormes pour la population. En effet, pas moins de 80% de notre alimentation dépend des pollinisateurs. 

Selon une étude américaine de 2007, pas moins de 87% des céréales cultivées dans le monde ne peuvent être pollinisées que par des insectes pour produire du grain. Environ 1/3 de notre nourriture dépend des pollinisateurs. Une autre étude publiée en 2011, analysant l'interaction entre les plantes et les pollinisateurs, démontre que notre santé dépend de vitamines et de nutriments provenant de plantes entièrement ou partiellement dépendantes de ces derniers. Ainsi, les pollinisateurs sont à l'origine de 90% de nos besoins en vitamine C, de la quasi-totalité de nos besoins en antioxydants, en vitamine A, en calcium et en fluorure, et d'une grande partie de l'acide folique qui nous est nécessaire pour vivre en bonne santé.






mardi 8 décembre 2015

Une station d'épuration qui produit du gaz et de l'électricité

Les stations d'épurations ne sont pas condamnées à être des gouffres énergétiques. Ce n'est pas le cas du système Vera géré par la société publique Hambourg Wasser. Cette usine de traitement produit du biogaz à partir des eaux usées, depuis son inauguration en 1998. La station d'épuration valorise cette énergie en s'en servant pour produire l'électricité dont elle a besoin pour traiter l'eau des hambourgeois. Le surplus d'électricité est revendu au réseau.





Une réalisation Greenprod vidéos et photos 
mail: michauxjeremi@gmail.com

lundi 16 novembre 2015

Des toilettes sèches modernes pour les pays pauvres

Les toilettes sèches sont à la mode en occident. Elles constituent surtout un progrès dans de nombreuses régions du monde où l'absence d'installations sanitaires facilitent le développement de maladies potentiellement mortelles. Pour cette raison, le directeur de recherche à l'Université technique de Hambourg (TUHH), Ralf Otterpohl a conçu des toilettes sèches particulièrement adaptés aux régions du monde où l'eau est une ressource rare.




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